Guide pratique de l'hyperactivité dans l'hexagone - Petite bibiothèque
page 4 | BO spécial n°1 du 25 janvier 2001 |
3.1.1 Organiser
la détection précoce des difficultés lors de la visite médicale
obligatoire entre 5 et 6
ans
Conformément
à l'article L 541-1 du code de l'éducation, tous les élèves
doivent bénéficier d'un bilan médical dès l'âge de 5 ans.
La détection précoce des difficultés des élèves doit être
privilégiée et l'accent mis, en conséquence, sur la petite
enfance et le début de la scolarité primaire afin d'aider
efficacement les élèves les plus fragiles.
Pour un meilleur dépistage des problèmes dès l'école
maternelle, il convient de renforcer la continuité entre la
protection maternelle et infantile et la médecine de promotion
de la santé. La généralisation de la transmission du bilan médical
effectué par la protection maternelle et infantile (dossier de
liaison élaboré par le ministère de l'éducation nationale, de
la recherche et de la technologie et le ministère de l'emploi et
de la solidarité dont le modèle a été fixé par arrêté du
18 août 1997 publié au J.O. du 2 septembre 1997) permet d'assurer,
en lien avec les familles, le suivi prioritaire des enfants nécessitant
une attention particulière.
Le suivi approprié des élèves présentant des difficultés spécifiques
doit être assuré. Pour cela, une attention sera portée au repérage
précoce, dès le début de la grande section de maternelle, des
signes pouvant entraîner des difficultés ultérieures d'apprentissage,
afin qu'un réel suivi puisse être mis en place avant le passage
au cours préparatoire. Pour tout élève repéré, le bilan des
compétences neuro-sensorielles nécessaire à l'apprentissage
des langages sera effectué.
Ce bilan sera d'autant plus profitable à l'élève qu'il sera réalisé
en concertation entre médecins, infirmier(ère)s, enseignants,
psychologues scolaires, professionnels de soins et familles.
Un recueil des données sera établi chaque année permettant d'impulser
une politique locale de santé adaptée aux réalités de l'École
et de son environnement.
Dans le cadre de ce bilan, le médecin de l'éducation nationale
est :
- le spécialiste du bilan spécifique permettant de poser le
diagnostic médical devant les difficultés d'apprentissage
scolaire, de prescrire les aides adéquates et d'assurer le suivi;
- le coordonnateur du recueil de données médicales concernant l'enfant,
précédemment recueillies par d'autres médecins figurant sur le
dossier de santé de l'élève ;
- le conseiller technique des équipes éducatives pour la prise
en compte des difficultés d'apprentissage liées à un trouble
de nature médicale. Avec l'équipe éducative, il détermine les
aménagements nécessaires pour permettre le développement des
compétences de l'élève ;
- un lien entre la famille, la collectivité scolaire et le monde
médical.
3.1.2 Réaliser
un bilan de santé des élèves du cycle 3 en zone d'éducation
prioritaire
Un bilan médical
de fin de scolarité primaire sera progressivement mis en place
dans les zones d'éducation prioritaire notamment pour tous les
élèves signalés par les infirmier(ère)s ou par l'équipe éducative.
3.1.3 Réaliser
un bilan de santé des élèves en classe de 3ème au collège
Ce bilan
effectué le plus tôt possible dans l'année scolaire, doit
permettre d'offrir à l'élève un examen médical et un espace d'écoute
et de dialogue notamment autour de ses projets de vie en répondant
à ses préoccupations dans le respect de la confidentialité.
L'objectif est de repérer les signes d'appel de mal être, de
diagnostiquer les psycho-pathologies et de donner tout conseil
relatif à la scolarité en amont des procédures d'orientation ;
ce bilan permet également, dans une optique de prévention, d'aider
l'élève à construire son projet de vie en tenant compte des éventuelles
inaptitudes liées à des problèmes médicaux.
Ce bilan doit permettre également d'organiser le suivi des élèves
pendant l'année de 3ème et de donner un avis médical dans le
cadre de l'orientation pour ceux qui iront vers l'enseignement
professionnel. Dans ce contexte, une concertation est nécessaire
entre les membres de l'équipe éducative concernés par l'orientation
de l'élève - chef d'établissement, professeur principal, médecin,
infirmier(ère) et conseiller d'orientation psychologue. Le
travail en réseau est indispensable avec tous les médecins qui
ont été amenés à prendre en charge l'élève. Le suivi des
avis donnés aux familles doit être renforcé.
3.1.4 Développer
une dynamique d'éducation à la santé
Les axes de la
politique de l'éducation nationale en matière de prévention et
d'éducation à la santé ont été définis dans les circulaires
n° 98 108 du 1er juillet 1998 et n° 98-237 du 24 novembre 1998.
Cette politique a pour but de proposer aux élèves, dans un
contexte plus large que la famille, les moyens de s'approprier
les données essentielles leur permettant d'effectuer des choix
pour eux-mêmes et pour les autres, et de développer leur esprit
critique et leur sens de la responsabilité.
L'éducation à la santé débute dès la maternelle et s'inscrit
dans une perspective d'éducation globale et d'apprentissage de
la citoyenneté ; elle promeut une vision positive de la santé
qui se traduit par une valorisation des capacités des élèves
et leur participation active à la vie de l'établissement.
L'éducation à la santé doit être l'affaire de tous au sein de
la communauté éducative, en associant les familles et des
partenaires extérieurs compétents et dûment agréés.
Les actions d'éducation à la santé visent à rendre l'élève
responsable, autonome et acteur de prévention. Elles permettent
également de venir en aide aux élèves manifestant des signes
inquiétants de mal être : usage de produits licites ou
illicites, absentéisme, désinvestissement scolaire, repli sur
soi, conduites suicidaires.
L'éducation à la sexualité et à la prévention du sida doit s'inscrire
dans le cadre des rencontres éducatives prévues par la
circulaire n° 98-237 du 24 novembre 1998. Les modalités en ont
été définies dans la circulaire n° 98-234 du 19 novembre 1998.
Il est rappelé qu'une prévention efficace du sida, des maladies
sexuellement transmissibles, des violences sexuelles ou encore
des grossesses non désirées, nécessite une approche spécifique.
Le médecin de l'éducation nationale, en sa qualité de référent
médical, apporte ses compétences notamment dans :
- les conseils et informations dispensés aux jeunes scolarisés
et aux familles lors des bilans ou examens de santé ou lors d'entretiens
personnels qui leur sont proposés et où ils peuvent aborder
leurs propres difficultés ;
- sa participation à l'élaboration du projet santé de l'école
ou de l'établissement à partir de l'évaluation des besoins des
élèves et du repérage des situations facteurs de risque, ainsi
que des priorités nationales ou régionales de santé publique ;
- sa participation à la mise en place des rencontres éducatives
pour la santé ;
- la coordination qu'il est appelé à assurer avec les autres
partenaires institutionnels et les intervenants extérieurs ;
- sa contribution à l'évaluation des actions de promotion et d'éducation
à la santé.
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