Guide pratique de l'hyperactivité dans l'hexagone - Petite bibiothèque
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BO spécial n°1 du 25 janvier 2001 |
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3.1.5 Mettre en place des
actions permettant d'améliorer la qualité de vie des élèves
en matière d'hygiène, de sécurité et d'ergonomie
Un effort particulier doit
être consacré dès la maternelle à la recherche sur les
facteurs qui peuvent affecter le comportement de l'élève en
milieu scolaire particulièrement en ce qui concerne l'ergonomie
et l'étude de l'environnement de l'enfant.
Les médecins sont experts médicaux dans les commissions d'hygiène
et sécurité, les conseils d'école ou conseils d'administration.
De par leur formation médicale spécifique, ils apportent leur
concours à tout ce qui peut améliorer la qualité de vie des élèves
au cours de leur scolarité.
Ce contrôle est exercé par le médecin en concertation avec l'infirmier(ère),
les chefs d'établissement, le médecin de prévention des
personnels, le chef de travaux, l'ingénieur chargé de la sécurité,
les municipalités, les collectivités territoriales et avec le
concours du service du génie sanitaire de la direction départementale
des affaires sanitaires et sociales. Il portera tout particulièrement
sur :
- les locaux scolaires où des recherches ergonomiques peuvent être
entreprises : bruit, atmosphère, éclairage. Dans le second degré,
une attention particulière sera portée aux ateliers (machines
dangereuses, etc.) ;
- les installations sportives : choix des matériaux et équipements
adaptés aux activités, dans les salles de cours, les salles de
sport et les cours de récréation ;
- les installations sanitaires ;
- les internats ;
- la restauration collective en se fondant sur les directives de
l'arrêté du 29 septembre 1997.
3.2 Actions spécifiques
Le médecin agit en appui
des équipes éducatives pour les aider à gérer les situations
individuelles, mais aussi pour réfléchir aux actions de prévention
primaire.
3.2.1 Suivre les élèves
signalés par les membres de l'équipe éducative, les infirmier(ère)s,
les assistant(e)s de service social, les parents ou les élèves
eux-mêmes
Les difficultés des élèves,
visibles le plus souvent au travers des résultats scolaires et
se manifestant volontiers par des difficultés de comportement (retards,
absences, certificats d'inaptitude à l'éducation physique et
sportive, actes délictueux, consommations de produits
psychoactifs), nécessitent un diagnostic rapide que doit assurer
le médecin de l'éducation nationale chaque fois qu'un élève
lui est signalé.
Le médecin assure le suivi et l'accompagnement de l'élève, l'oriente
si nécessaire vers les structures de soins appropriées, et
effectue la liaison entre l'école, le service de soins et la
famille.
Une attention particulière sera portée aux élèves bénéficiant
de mesures d'aides spécialisées ou scolarisés, soit dans les
établissements ou sections de collège dispensant des
enseignements généraux et professionnels adaptés (EREA-SEGPA),
soit dans les dispositifs d'intégration (CLIS, UPI).
Il importe de mettre en place des actions personnalisées, à la
demande de l'équipe éducative, des parents ou des élèves eux-mêmes.
Il s'agira d'assurer aux enfants en difficulté, quelle qu'en
soit la cause ou la nature, une surveillance sanitaire plus étroite
dans l'intervalle et en complément des bilans de santé ; dans
ce cadre, il convient également d'examiner tous les élèves
ayant une inaptitude d'éducation physique et sportive supérieure
à trois mois.
Il est essentiel de sensibiliser les enseignants et l'ensemble
des personnels éducatifs afin de les rendre aptes à reconnaître
les signes d'alarme et les indicateurs de souffrance et de
difficulté.
Le médecin doit veiller à ce que des organismes extérieurs
prennent le relais :
en
favorisant le développement local d'un réseau de partenaires
avec les organismes, les institutions spécialisées, les
collectivités locales, les autres départements ministériels (santé,
justice...), dans le but d'assurer :
- la prise en charge effective des problèmes, notamment pour les
familles exclues de tout système de soins ;
- la prise en charge adaptée des problèmes ;
- la cessation des situations mettant en danger des enfants à l'intérieur
ou à l'extérieur de l'établissement (maltraitance, violences
sexuelles) ;
à
défaut ou en complément d'une prise en charge externe, en
mettant en place des solutions au sein de l'établissement en
liaison avec l'équipe éducative.
3.2.2 Suivre les élèves
des établissements de certaines zones (rurales, d'éducation
prioritaire, établissements sensibles et établissements du plan
de prévention de la violence)
L'éloignement, l'isolement,
les réseaux et les zones d'éducation prioritaire, les établissements
où la violence reste un phénomène préoccupant, imposent à l'ensemble
des services ministériels concernés une mobilisation cohérente
et renforcée, ciblée en priorité sur les sites les plus exposés
; les médecins doivent être particulièrement vigilants afin
que tous les élèves qui en ont besoin puissent accéder aux
soins et bénéficier d'un suivi.
Tous les membres de la communauté scolaire et tous les niveaux
de responsabilité au sein du système éducatif sont partie
prenante de cette politique de prévention et doivent mener leur
action en recherchant le concours actif des autres services
ministériels, des collectivités territoriales et des
associations.
3.2.3 Mettre en place
des dispositifs adaptés en cas d'événement grave survenant
dans la communauté scolaire
Les médecins de l'éducation
nationale assurent un soutien psychologique et une assistance immédiate
aux victimes ou témoins d'événements traumatisants survenus
chez un élève ou un groupe d'élèves. Ils contribuent aux
cellules d'écoute et de crise mises en place sous l'autorité du
chef d'établissement et apportent leurs conseils en veillant à
respecter les consignes définies dans la circulaire n° 97-175
du 26 août 1997 relative à la mise en place des centres
ressources et à la circulaire n° 99-034 du 9 mars 1999 relative
à la convention nationale signée dans 14 départements avec l'Institut
national d'aide aux victimes et de médiation (INAVEM).
Grâce à leur capacité d'évaluation clinique, les médecins
apportent aux adultes témoins de comportements particuliers d'élèves,
ou dépositaires de révélations, leur compétence pour les
aider à trouver une remédiation cohérente et appropriée. En
outre, ils assurent le suivi avec l'équipe éducative des conséquences
de l'événement au plan individuel et collectif.
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